RAP marocain : Quand la Jeunesse se rebelle

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batman RAP marocain : Quand la Jeunesse se rebelle

Message par Admin le Lun 24 Sep 2007, 05:35

e rap a conquis les grandes villes du royaume. Utilisant la langue crue de la rue, les rappeurs revendiquent des messages de contestation politique et sociale pour un Maroc meilleur. Corruption, misère, chômage, tout y passe. H-Kayne, Bigg, Fnair ou Zanka Flow sont devenus les stars d’une jeunesse qui n’a surtout plus l’intention de taire ses problèmes.

Le rap, une nouvelle forme de contestation sociale et politique ? Tout porte à le croire. Tout d’abord, il y a les textes. Depuis Nass El Ghiwane, on n’a jamais assisté à des messages subversifs portés par une musique. Nos rappeurs qui, en majorité, n’ont pas plus de 25 ans, contestent une réalité sociale glauque et des politiques stériles. « Welli bghaw ychafro liya bladi Ntiri fdin mhoum », lance Bigg, le rappeur casablancais, issu du quartier « middle class » de Roches noires dans sa chanson « lkhouf ». Ou encore « tanmiya bachariya, ness laâqa lik ou ness laâqa liya ». D’autres parleront de « miziriya », de « drari makhedama maredama », de « blade lhegra », de « lferh fgloubna mameblassi », « fhad lblad akhouya makaynche kif tenssa »…


Des descendants des Ghiwane ?
Jamais depuis la bande à Batma, des chanteurs ne se sont prêtés à cet élan de protestation, porté par une jeunesse encore plus nombreuse et plus exigeante. Les groupes de rap cartonnent. Les rappeurs fonctionnent en dehors du système de production classique et profitent de la moindre opportunité. Ils mettent leurs chansons en ligne et des milliers de jeunes Marocains téléchargent leurs chansons qui deviennent du coup populaires. Leurs clips, leurs concerts et même des extraits d’interviews improvisées circulent gratuitement dans « Youtube » (le site de partage de vidéos en ligne). Ils parviennent dès lors à défier tout un système en usant de paroles loin d’être orthodoxes, des paroles qui dérangent. Des jeunes qui, à travers ces textes, aspirent avant tout à vivre dans un Maroc plus digne.


Le genre a même créé ses stars, respectées pour leur « beat » et leur flow (rythme des paroles) mais également pour la qualité de leurs textes. Le groupe H-Kayne de Meknès en est le parfait exemple. En avril dernier, H-Kayne a participé au festival Garorock en France. Le mois dernier, la troupe a fait une tournée dans l’Hexagone (trois étapes) couronnée par une prestation en ouverture du groupe de fusion français « Dub Incorporation » au Bataclan, une première pour un groupe de rap marocain. Pour les cinq comparses de la capitale ismaïlienne, tout a commencé par un passage au Boulevard des jeunes de Casablanca. Ils allaient signer deux ans plus tard un contrat avec Platinium Music, représentant au Maroc de la major musicale Universal, avec à la clé deux albums : « 1 Son 2 BledArt » et « HK 1426 », actuellement commercialisés à la Fnac.

L’autre grand monsieur du moment n’est autre que Bigg, Hazeb Taoufik de son vrai nom. Bigg alias « Al Khasser », un Casablancais de 23 ans, s’est illustré avec son album « mgharba hta lmoute » sorti en 2005 avec des tubes comme « Bladi Blad » et « Al khouf ». Des chansons cultes qui abordent le Maroc avec une langue crue que d’aucuns traitent de vulgaire. « La jeunesse marocaine ne se reconnaît pas dans la langue préformatée de la télévision nationale. Moi, j’utilise la langue de la rue, celle de tous les jours. Elle est peut-être choquante mais elle reste vraie », insiste Bigg qui prépare cette année une licence en droit privé.
Puis, il y a le groupe marrakchi Fnaïr, les rappeurs hardcore tangérois de « Zanka Flow » et leur M.C « Muslim », les Casablancais « Casa Crew »…

Le rap marocain, une musique underground ? Ils sont plusieurs à le penser. Pour la simple raison qu’il passe rarement à la radio et à la télévision, seule « hit radio » (100.3 Mhz sur Casablanca) programme le genre tout en évitant les morceaux les plus « hardcore ».

Source: Le journal Hebdo

Toutefois ce qu’on reproche le plus à ce style musical, c’est justement les paroles parfois vulgaires et qu’on peut pas écouter en famille !! Vous allez me dire « Normale, c’est une musique de rue », mais à mon avis, si les paroles étaient plus correctes, le rap marocain aurait très bien trouvé sa place dans le paysage audiovisuel du pays.

Et vous, qu’en pensez vous ?

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batman Re: RAP marocain : Quand la Jeunesse se rebelle

Message par etoile brune le Jeu 27 Sep 2007, 10:06

OoOf Finalement

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batman Re: RAP marocain : Quand la Jeunesse se rebelle

Message par Emy le Lun 22 Oct 2007, 16:10

tré interessant kan jaurai exposé sur le rap je viendrai ici
rappelez moi:!: Exclamation Exclamation Exclamation
lol!

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